Vincent

Vincent

Au tour de notre géant qui n’est ni vert, ni ouvert le dimanche, j’ai nommé Vincent, le wookie imberbe.

Vincent, dit « Loco », est un padawan de longue date dans l’association, il a amarré son vaisseau sur la planète des Noeils dès la troisième saison. Ce mi-wookie/mi-droïde de protocole aime jouer avec les mots comme une tortue devant une pizza 4 fromages. Il est prêt à tout pour faire se poiler les ewoks et les elfes de maison (qui eux n’ont pas de poils), comme la ménagère de moins de 50ans (avec ou sans). Ce geek intergalactique aurait aimé avoir des midi-chloriens pour contrôler la Force, à défaut, à midi, pour prendre des forces, rien n’est clos dans son assiette (ou sa soucoupe, ça dépend de la taille). Pour citer une sagesse incarnée «Missa causé peut-être une ou deux little piccoli accidente, disons boum le gaz, et carabouillis limousine big boss, alors bannis. » (Jar Jar Binks)

Pour la pièce « Impair et Père« , il interprète Louis Petitjean, l’élément perturbateur, un gentil papy sur fauteuil embarqué malgré lui dans cet imbroglio. Enfin sorti du cadre monotone où « les vieux n’ont pas d’humour » pour le citer, il est bien décidé à s’amuser et de profiter au maximum de la situation au grand dam des médecins et des autres autorités naviguant dans les couloirs de Necker … un papy Rock’n’Roll et surtout Roll !

Voici donc un petit interview de ce wookie imberbe en 10 photos / 10 questions !

Historique

Dans les pièces précédentes :

  • 2010-2011 : Jean-Louis Bordeaux (Ministre) dans Pas de Panique ! (Yann & David L’Ebrellec, adaptation du film « Pour 100 briques t’as plus rien » )
  • 2009-2010Docteur Dimitri-Wolfgang Winogradoff-Klioutchevski (Légiste) dans Réception d’accusés (Dialogues de Yann L’Ebrellec, histoire issue d’un groupe d’écriture composé de Vincent Chevalier, Romain Gautier, Rudy Basset, Jean-Pierre L’Ebrellec, David L’Ebrellec et Yann L’Ebrellec)
  • 2008 : Edouard dans Effet Boomerang (Yann & David L’Ebrellec)
  • 2007 : divers personnages dans Prises 2 Têtes (Création et Adaption collectives)

Interview

- Vincent, qui es-tu ? 1,93 m, 105 kg au garrot, Quasi cinquante ans dans son corps mais dix fois moins dans son esprit.

- Pourquoi fais-tu du théâtre ? Pour prouver à tous ceux qui sont dans ma tête que c’est moi le chef. Pour avoir davantage confiance en moi et faire confiance aux autres.

- Pourquoi avoir choisi la Cie Les Noeils ? Après un essai (non transformé) à la LIMA (Ligue d’Improvisation d’Angers), je me suis promis d’y retourner mais il me fallait passer auparavant par une troupe « traditionnelle ». A l’époque, mon fils faisait du théâtre à l’école et son professeur était Romain  comparse de David à la mise en scène chez l’Oeil du Mandraccasspam. Romain m’a suggéré de venir voir leur spectacle (« Si j’étais elles« ) et mon aventure a commencé la saison d’après.

- Quelle a été ta réaction quand tu as découvert la pièce et ton rôle ? Aïe ! Du Ray Cooney ! Exigeant, précis, hypertechnique ! D’après l’expérience des saisons passées. Une déception peu et mal dissimulée lorsque j’ai découvert Louis car je me suis dit : « Pfff ! Encore un rôle « mineur » !!  (Dans une pièce précédente, j’avais incarné un ministre. Expérience malheureuse dans mon esprit, dur à rebondir après !). Peu de répliques, un petit vieux qui se demande ce qu’il se fait là !! Mais les jours passant, je me disais que si David m’avait fait confiance pour la tournée, il fallait lui faire honneur, alors j’ai cherché sans relâche ce que je pouvais tirer de mieux de ce personnage finalement TRES attachant !!

- Comment as-tu appréhendé ton rôle ? Tout seul, pour commencer, ça a été difficile. Mais mes partenaires m’ont rappelé, à juste titre, qu’une pièce devait se jouer avec TOUT LE MONDE pour que l’énergie soit là, qu’un rôle secondaire était là aussi pour relancer la machine quand il y avait un coup de moins bien sur scène, surtout que Louis est joyeux et farceur. J’interviens peu verbalement, certes, mais il faut à chaque fois que ce soit percutant. En fait, la vraie difficulté est de connaître sur le bout des ongles ce qui se dit avant pour faire la meilleure entrée au meilleur moment.

- Comment se sont passées les répétitions ? Avec un stress toujours latent mais avec la confiance qu’on allait y arriver, avec notre David, dont le professionnalisme et la maturité me fascinent. La marque de fabrique des Noeils, c’est de travailler dans l’urgence. On n’allait pas faillir à la tradition cette saison …

- Qu’as-tu ressenti au moment de fouler les planches ? Ca faisait cinq ans que ça ne m’était pas arrivé, pour diverses raisons. Je n’imaginais pas à quel point ça m’avait manqué ! Deux coups de yoyo dans l’estomac, c’est reparti, et c’est trop de la balle !!!

- Et ensuite ? J’ai dix partenaires fabuleux sur scène et en coulisses, un metteur en scène extraordinaire …. et mon ange gardien, incognito là haut dans les projecteurs, qui veille sur chacune de mes répliques, si chacun de mes placements. Je n’ai pas le droit de les décevoir, alors je mets un point d’honneur à donner le meilleur de moi-même.  Pour eux, pour le public, et tout simplement pour moi, pour ne pas que le spectacle se termine en ayant à regretter quoi que ce soit.

- Que dis-tu pour inciter les gens à venir vous voir ?  Qu’on ouvre plus facilement une porte avec de la patience qu’avec une hache. Si ils veulent savoir pourquoi, ils n’ont qu’à venir …

- Si tu devais dire un mot au hasard sans réfléchir ? Sérendipité.

Secrétaire, Webmaster et Comédien

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